Risques liés à l’eau polluée ou stagnante
Après un dégât des eaux, l’attention se porte souvent d’abord sur ce qui se voit : parquet gondolé, traces d’humidité sur les murs, mobilier abîmé. Pourtant, les dangers les plus sérieux se cachent souvent dans l’eau elle-même, surtout lorsqu’elle est polluée ou qu’elle stagne pendant plusieurs heures ou plusieurs jours. En tant que spécialiste du nettoyage après dégât des eaux, Nova Clean intervient chaque jour dans des appartements, maisons, caves ou locaux professionnels où l’eau a laissé des conséquences bien plus graves qu’un simple aspect esthétique.
Cette page a pour objectif d’aider à évaluer les risques pour la santé et pour le bâti, à adopter les bons réflexes et à préparer sereinement une remise en état efficace, avec ou sans prise en charge par l’assurance. Vous y trouverez des explications claires, des conseils concrets, des points de vigilance et des indications de budget afin de protéger au mieux vos proches et votre logement après un sinistre.
Types d’eaux après un dégât des eaux et niveau de risque
Toutes les eaux de dégât des eaux ne se valent pas. Le danger sanitaire dépend directement de l’origine de l’eau et du temps pendant lequel elle reste dans le logement.
Eau claire d’origine réseau
Il s’agit d’une fuite d’eau potable provenant d’une canalisation, d’un ballon d’eau chaude, d’un radiateur, ou d’un débordement rapide de baignoire ou d’évier. Au départ, elle est peu contaminée, mais devient rapidement problématique si elle stagne plusieurs heures sur des matériaux poreux.
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Danger immédiat : modéré sur le plan sanitaire, élevé sur le plan structurel si important volume.
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Danger à moyen terme : développement rapide de moisissures, champignons, bactéries sur les surfaces humides.
Eau dite grise légèrement souillée
Elle provient souvent d’un lave-linge, lave-vaisselle, douche, évier de cuisine, ou d’un mélange eau de pluie + poussières. Elle contient des résidus alimentaires, des graisses, des traces de produits lessiviels et des micro-organismes.
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Danger immédiat : significatif pour les personnes fragiles (enfants, personnes âgées, immunodéprimées).
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Danger à moyen terme : forte prolifération bactérienne, odeurs tenaces, contamination des sols et cloisons.
Eau fortement polluée ou noire
Cette eau est issue d’un refoulement d’égout, d’une fosse septique, d’un réseau d’eaux usées ou d’inondations mélangées à des boues, hydrocarbures, excréments et déchets divers. C’est la situation la plus critique.
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Danger immédiat : élevé pour la santé (risque infectieux, parasitaire, gastro-intestinal).
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Danger à moyen et long terme : contamination durable des matériaux, nécessité fréquente de déposer certains éléments (plinthes, cloisons, isolants, revêtements).
Dans tous les cas, plus l’eau reste longtemps sur place, plus elle se charge en micro-organismes et plus le risque sanitaire et structurel augmente. L’eau stagnante, même dite “claire” au départ, devient potentiellement dangereuse.
Risques sanitaires de l’eau polluée ou stagnante à l’intérieur d’un logement
L’eau stagnante derrière un meuble, sous un parquet ou dans une cave n’est pas seulement gênante : elle peut rendre un logement insalubre en peu de temps. Voici les principaux dangers pour la santé des occupants.
Prolifération bactérienne et virale
Dans une eau souillée, les bactéries se multiplient très vite. Si l’eau provient d’eaux usées, d’égouts ou de toilettes, elle peut contenir des bactéries et virus responsables de troubles digestifs, de diarrhées, de vomissements ou d’infections cutanées. Des micro-organismes pathogènes peuvent se déposer sur les sols, les textiles, les jouets d’enfants et les objets du quotidien.
Les risques augmentent lorsque :
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des enfants jouent au sol ou portent des objets contaminés à la bouche ;
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des animaux domestiques boivent l’eau stagnante ;
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des plaies cutanées entrent en contact avec des surfaces souillées.
Sans nettoyage et désinfection adaptés, le logement peut rester contaminé même après l’évacuation visible de l’eau.
Moisissures, champignons et qualité de l’air intérieur
L’humidité persistante est un terrain idéal pour les moisissures. Elles se développent notamment :
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au bas des murs ;
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derrière les plinthes ;
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dans les doublages en placo et les isolants ;
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sous les revêtements de sol (parquet, stratifié, moquette, lino).
Les moisissures libèrent des spores dans l’air. Ces particules invisibles peuvent se diffuser dans tout le logement via la circulation de l’air, les mouvements de porte ou la ventilation. Elles sont à l’origine de :
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irritations des voies respiratoires ;
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toux, sifflements, gêne respiratoire ;
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aggravation d’un asthme déjà existant ;
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rhinites, sinusites à répétition.
Lorsqu’un dégât des eaux n’est pas traité en profondeur, les habitants découvrent parfois plusieurs semaines ou mois après le sinistre des traces noires ou verdâtres sur les murs, accompagnées d’une odeur de moisi persistante.
Allergies et sensibilités particulières
Certaines personnes sont plus sensibles à l’humidité et aux micro-organismes :
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enfants et nourrissons ;
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femmes enceintes ;
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personnes âgées ;
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personnes immunodéprimées ;
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personnes souffrant d’asthme, de broncho-pneumopathie ou d’allergies respiratoires.
Dans ces situations, un dégât des eaux mal traité peut provoquer une dégradation nette du confort de vie : fatigue permanente, maux de tête récurrents, irritations, aggravation de pathologies existantes. Le maintien dans un environnement humide et moisi peut nécessiter à terme un relogement temporaire ou des travaux lourds.
Odeurs, nuisibles et risque de contamination croisée
L’eau stagnante et polluée dégage rapidement des odeurs désagréables (égouts, moisi, renfermé). Ces effluves ne sont pas seulement gênants : ils sont le signe d’une activité microbienne importante.
Cette humidité associée à des matières organiques attire également divers nuisibles :
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insectes (moustiques, cafards, moucherons) ;
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rongeurs dans les caves ou locaux techniques ;
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larves se développant dans les zones d’eau stagnante.
Ces nuisibles peuvent à leur tour transporter des germes dans d’autres pièces du logement, sur les plans de travail, dans les placards ou les réserves alimentaires. Une simple serpillière passée sur une zone contaminée puis utilisée dans le reste de la maison peut aussi diffuser les micro-organismes.
Risques pour la structure du bâtiment et des matériaux
L’eau ne s’attaque pas uniquement à la santé : elle met à mal la solidité et la durabilité de nombreux éléments du bâtiment. Ces dégradations peuvent être rapides et spectaculaires ou silencieuses et progressives.
Affaiblissement des planchers, dalles et structures porteuses
Lorsque l’eau s’infiltre dans un plancher en bois, une dalle, des poutres ou un plancher intermédiaire :
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le bois peut gonfler, se déformer, se fissurer ;
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la dalle peut perdre en résistance si l’armature métallique rouille ;
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des mouvements structurels apparaissent (plancher qui bouge, marches d’escalier instables).
Dans les cas extrêmes, une exposition prolongée à l’humidité peut conduire à un risque de rupture locale. Des craquements inhabituels, un affaissement ou des zones molles au sol sont des signaux d’alerte qui doivent inciter à faire intervenir un professionnel du bâtiment.
Dégradation des murs, cloisons et isolants
Les murs et cloisons sont particulièrement vulnérables, surtout lorsqu’ils sont constitués de matériaux poreux :
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Le plâtre et le placo absorbent l’eau, se ramollissent, se déforment et finissent parfois par s’effriter.
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Les isolants (laine de verre, laine de roche, isolants végétaux) perdent leurs propriétés thermiques lorsqu’ils sont imbibés et doivent souvent être déposés.
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Les revêtements muraux (peinture, papier peint) cloquent, se décollent et laissent place à des auréoles, puis à des moisissures.
Les remontées capillaires, c’est-à-dire l’eau qui remonte par les murs depuis le sol ou les fondations, peuvent provoquer des dégradations à plusieurs dizaines de centimètres de hauteur.
Risques électriques et incendie
L’eau et l’électricité font très mauvais ménage. Un dégât des eaux peut :
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inonder une gaine électrique ;
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atteindre des prises murales, des boîtiers de dérivation, un tableau électrique ;
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toucher des appareils électroménagers branchés.
Les risques sont alors multiples :
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électrocution lors de la remise sous tension ;
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court-circuit ;
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départ de feu dans un tableau électrique endommagé.
La prudence impose souvent de couper l’électricité dans les zones touchées et de faire vérifier l’installation par un électricien avant toute remise en service.
Corrosion, gonflement des matériaux et décollement des revêtements
L’humidité prolongée entraîne également :
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la corrosion des éléments métalliques (tubes acier, pièces de fixation, armatures) ;
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le gonflement et le décollement des parquets flottants, lames PVC ou stratifiés ;
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le soulèvement de carrelages si la colle est altérée ;
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le pourrissement de certains bois en cas d’exposition répétée.
Même si la surface semble sèche, l’eau peut être encore présente en profondeur. C’est pourquoi un assèchement technique et des mesures d’humidité ciblées sont souvent nécessaires pour sécuriser la structure.
Actions essentielles dans les premières heures après un dégât des eaux
La manière de réagir dès les premières heures conditionne largement l’ampleur des dégâts sanitaires et structurels. Voici les principaux réflexes à adopter, avant même toute opération de remise en état approfondie.
Assurer la sécurité des occupants
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Couper si possible l’électricité dans la zone inondée depuis le tableau général.
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Éviter de marcher pieds nus dans l’eau, surtout en présence de prises ou d’appareils électriques.
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Éloigner les enfants et les animaux domestiques des zones touchées.
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En cas d’eau suspecte (odeur d’égout, coloration, présence de déchets), porter des gants et, si possible, des bottes et un masque.
En présence d’un niveau d’eau important, d’odeurs très fortes ou d’un refoulement d’égout, il est préférable de limiter au maximum l’accès aux pièces concernées jusqu’à l’intervention de professionnels.
Limiter la propagation de l’eau et des dommages
Même sans matériel professionnel, quelques gestes simples peuvent réduire considérablement l’étendue du sinistre :
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Éponger rapidement l’eau visible avec des serpillières ou des serviettes propres.
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Placer des récipients sous les fuites encore actives.
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Protéger le mobilier en le surélevant ou en le déplaçant hors de la zone humide.
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Ouvrir portes et fenêtres lorsque les conditions extérieures le permettent, afin de favoriser l’évacuation de l’humidité.
Il est important de ne pas pousser l’eau vers des pièces encore saines ou des zones techniques (gaine électrique, local chaudière, etc.).
Préparer la prise en charge par l’assurance
La plupart des contrats multirisques habitation couvrent les dégâts des eaux. Pour faciliter la prise en charge :
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Photographier et, si possible, filmer les zones touchées, le niveau d’eau, les traces sur les murs, le mobilier détérioré.
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Conserver les factures des biens abîmés (électroménager, meubles, matériel professionnel).
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Noter la date et l’heure de découverte des dégâts, l’origine supposée (fuite, voisin, toiture, égout).
Cette documentation sera utile lors de la déclaration de sinistre et de la visite éventuelle de l’expert mandaté par l’assurance.
Gestion de l’eau polluée ou stagnante selon les pièces et les situations
Les risques et les priorités ne sont pas les mêmes selon que l’eau se trouve dans une cave, une cuisine, une salle de bains ou un local professionnel. Quelques repères pratiques permettent d’adapter les réactions.
Cave et sous-sol inondés
Les caves et sous-sols sont souvent les premières zones touchées lors d’inondations, d’orage violent ou de remontées d’égouts.
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Danger sanitaire : très important si l’eau provient d’un réseau d’eaux usées.
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Danger structurel : risque sur les murs enterrés, les réserves en bois, les installations techniques (chaudière, cuve, tableau secondaire).
Recommandations :
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Éviter d’y descendre tant que l’origine de l’eau et le niveau ne sont pas clairement identifiés.
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Ne jamais manipuler un appareil électrique plongé dans l’eau.
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Prévoir un pompage rapide et adapté au type d’eau (claire, boueuse, avec déchets).
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Retirer le plus vite possible les cartons, bois, textiles stockés au sol. Ils se gorgent d’eau et deviennent de véritables foyers de moisissures.
Cuisine touchée par un dégât des eaux
La cuisine cumule plusieurs risques : alimentation, électricité, électroménager, surfaces de préparation.
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Écarter immédiatement les denrées alimentaires ayant été en contact avec l’eau (même emballées si les emballages sont détrempés ou souillés).
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Débrancher les appareils électroménagers touchés (lave-vaisselle, réfrigérateur bas, congélateur coffre).
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Nettoyer et désinfecter systématiquement les plans de travail, poignées de porte, tiroirs et placards bas après retrait de l’eau.
En cas d’eau polluée, certains éléments en bois ou panneaux de particules très imbibés pourront devoir être déposés.
Salle de bains, WC et buanderie
Ces pièces sont régulièrement en contact avec l’eau, ce qui peut donner l’illusion d’une moindre gravité. Pourtant, les risques sont bien réels, notamment en présence d’eaux usées.
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Vérifier l’étanchéité des joints de douche, baignoire, bac à douche et périphérie.
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Contrôler l’absence d’infiltration dans les cloisons de la pièce voisine.
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Surveiller attentivement l’apparition d’odeurs persistantes, signe d’une pollution résiduelle.
En cas de refoulement d’eaux usées par les WC, la douche ou le siphon de sol, une désinfection renforcée et la vérification du réseau d’évacuation sont nécessaires.
Locaux professionnels et copropriétés
Dans les bureaux, commerces, locaux recevant du public ou parties communes de copropriété, les enjeux sont encore plus sensibles :
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respect des normes d’hygiène et de sécurité ;
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maintien de l’activité commerciale ou professionnelle ;
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responsabilité vis-à-vis des salariés, clients et résidents.
Une évaluation rapide des zones à condamner temporairement, des circuits de circulation à adapter et des mesures de désinfection à appliquer est indispensable. Dans ces contextes, il est courant de travailler en lien avec le syndic, l’assurance et les services techniques ou de sécurité.
Erreurs fréquentes qui aggravent les risques liés à l’eau stagnante
Certaines réactions spontanées, bien intentionnées, peuvent en réalité augmenter les dangers pour la santé ou pour le logement.
Parmi les erreurs les plus fréquentes :
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Se contenter de sécher en surface avec une serpillière sans traiter l’humidité dans les matériaux.
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Utiliser de l’eau de Javel pure sur des surfaces très humides, ce qui peut dégager des vapeurs irritantes et ne règle pas toujours la contamination en profondeur.
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Remettre trop vite les meubles en place contre des murs encore humides, ce qui piège l’humidité et favorise les moisissures.
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Brancher rapidement les appareils électriques qui ont été mouillés, sans contrôle par un professionnel.
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Fermer systématiquement les fenêtres et couper toute ventilation, dans l’idée de protéger du froid, alors qu’une bonne circulation d’air est essentielle pour évacuer l’humidité.
À l’inverse, un traitement rigoureux, combinant évacuation de l’eau, nettoyage, désinfection adaptée et assèchement technique, permet de sécuriser durablement l’habitation.
Calendrier des actions sanitaires et techniques après un dégât des eaux
Il est utile de se représenter les étapes dans le temps pour limiter les risques.
Dans les premières 24 heures
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Assurer la sécurité (électricité, gaz, accès).
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Limiter la propagation de l’eau.
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Retirer les objets les plus sensibles (textiles, matelas, cartons, équipements informatiques).
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Ventiler au maximum dès que c’est possible.
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Documenter le sinistre pour l’assurance (photos, vidéos, liste des biens touchés).
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Prendre contact avec l’assurance et, en copropriété, avec le syndic.
Cette phase a un impact majeur sur le volume de dommages et la rapidité du retour à la normale.
Entre 2 et 7 jours
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Pompage et évacuation complète de l’eau stagnante.
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Nettoyage approfondi et désinfection adaptée au type d’eau (claire, grise, noire).
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Mise en place de déshumidificateurs et d’un assèchement technique ciblé, si nécessaire.
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Mesures d’humidité dans les murs et sols pour identifier les zones encore imprégnées.
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Tri et éventuelle évacuation des matériaux irrécupérables : isolants, certains revêtements de sol, plinthes, doublages très imbibés.
Pendant cette période, il est important de surveiller l’apparition de moisissures ou d’odeurs nouvelles.
Entre 1 et 3 mois
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Suivi de l’assèchement : contrôles réguliers du taux d’humidité.
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Décision, en lien avec les experts et les artisans, sur la conservation ou le remplacement de certains éléments (revêtements, cloisons, menuiseries).
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Réalisation progressive des travaux de réfection : peinture, changement de sols, reprise des menuiseries.
Un suivi rigoureux évite de refermer prématurément des parois encore humides, ce qui réduirait à néant les efforts réalisés et recréerait un environnement propice aux moisissures.
Budget indicatif pour traiter les risques liés à l’eau polluée ou stagnante
Le coût d’une remise en état dépend de nombreux paramètres :
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surface affectée ;
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niveau d’eau et durée de stagnation ;
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type d’eau (claire, grise, noire) ;
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nature des matériaux touchés (bois, placo, isolant, carrelage, béton) ;
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accessibilité des zones (cave, combles, vide sanitaire, simple pièce).
Les montants ci-dessous sont donnés à titre indicatif pour se faire une idée d’ordre de grandeur. Seul un devis sur place permet une estimation fiable.
Petit sinistre localisé
Exemple : fuite de machine à laver sur quelques mètres carrés, intervention rapide, eau peu souillée.
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Pompage léger ou aspiration professionnelle si nécessaire.
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Nettoyage et désinfection du sol.
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Mise en place éventuelle d’un petit déshumidificateur.
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Contrôle visuel des plinthes et murs.
Budget indicatif : à partir de quelques centaines d’euros pour l’intervention spécialisée, hors éventuels travaux de peinture ou de remplacement de revêtements.
Sinistre moyen dans plusieurs pièces
Exemple : fuite de canalisation ayant touché salon + couloir + chambre, ou cave partiellement inondée, avec stagnation de 24 à 48 heures.
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Pompage ou extraction d’eau plus volumineuse.
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Nettoyage approfondi et désinfection de toutes les surfaces.
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Mise en place de déshumidificateurs professionnels et d’un suivi de l’assèchement.
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Tri et évacuation d’une partie du mobilier ou des matériaux endommagés.
Budget indicatif : plusieurs centaines à quelques milliers d’euros selon la surface, le type d’eau et la durée d’intervention.
Sinistre important avec eau polluée
Exemple : refoulement d’égouts, cave pleine, plusieurs pièces souillées, matériaux très imbibés.
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Pompage spécialisé d’eaux chargées et éventuellement boueuses.
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Nettoyage renforcé, désinfection approfondie et traitement spécifique des surfaces.
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Dépose de certains matériaux irrécupérables (isolants, cloisons, revêtements).
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Assèchement prolongé avec contrôles réguliers.
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Coordination avec d’autres corps de métier (plombier, électricien, maçon, menuisier).
Budget indicatif : plusieurs milliers d’euros, avec une partie souvent remboursée par l’assurance dans le cadre des garanties dégâts des eaux. Les plafonds, franchises et conditions exactes varient d’un contrat à l’autre.
Dans tous les cas, une entreprise spécialisée fournit un devis détaillé permettant de présenter à l’assurance un chiffrage clair des opérations nécessaires à la remise en état sanitaire et structurelle.
Contacts utiles en cas de dégât des eaux
En plus d’un prestataire spécialisé en remise en état, différents interlocuteurs peuvent vous accompagner.
Assurance habitation
C’est souvent le premier contact à effectuer. Le service sinistres vous indique :
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les délais à respecter pour la déclaration ;
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les documents à fournir (photos, factures, devis, rapport d’intervention) ;
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la marche à suivre en cas d’expertise.
Il est important de conserver une trace écrite des échanges (courriels, courriers, références de dossier).
Syndic de copropriété
Si le logement est situé dans une copropriété :
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prévenir rapidement le syndic en cas de fuite provenant des parties communes (colonne montante, toiture, évacuation commune) ;
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signaler tout dégât affectant d’autres lots (voisin du dessous, parties communes, caves).
Le syndic coordonne souvent les premières mesures techniques sur les réseaux communs.
Services techniques de la commune ou de l’intercommunalité
En cas de refoulement d’égouts ou de problème sur le réseau public d’assainissement, les services techniques ou le service d’assainissement de la collectivité peuvent :
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vérifier l’état des canalisations publiques ;
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sécuriser certaines interventions ;
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guider vers les bons interlocuteurs.
Les coordonnées figurent généralement sur les factures d’eau ou sur le site de la collectivité.
Plombier et électricien
Au-delà du nettoyage et de la désinfection, il est souvent nécessaire :
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de faire réparer l’origine de la fuite par un plombier (canalisation, robinetterie, évacuation) ;
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de faire contrôler l’installation électrique par un électricien en cas de contact de l’eau avec des prises, gaines ou appareils.
Ces interventions complètent le travail d’assainissement afin de sécuriser durablement le logement.
Professionnels de santé et services de santé publique
En cas de symptômes persistants après un dégât des eaux (troubles respiratoires, irritations, maux de tête, troubles digestifs), un avis médical est recommandé. Les services de santé publique ou agences sanitaires régionales peuvent également fournir des informations sur les risques liés à l’humidité, aux moisissures et à la qualité de l’air intérieur.
Comment Nova Clean sécurise votre logement après un dégât des eaux
Spécialisée dans le nettoyage et la désinfection après dégât des eaux, Nova Clean accompagne les particuliers, les professionnels et les copropriétés à chaque étape, avec pour objectif de protéger la santé des occupants et de préserver au maximum le bâtiment.
Diagnostic sur place et évaluation des risques
Chaque sinistre est unique. Lors de notre intervention :
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nous identifions l’origine probable de l’eau (fuite, remontée d’égouts, inondation pluviale) ;
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nous évaluons le niveau de pollution de l’eau et des surfaces ;
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nous repérons les zones à risque pour la structure (planchers, cloisons, isolants, caves) ;
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nous échangeons avec vous sur vos priorités (sécurisation d’une chambre d’enfant, maintien d’une activité professionnelle, préservation de certains biens).
Ce diagnostic permet de proposer un plan d’action adapté, compatible avec les exigences de l’assurance et les contraintes du logement.
Évacuation de l’eau stagnante et nettoyage technique
Selon le volume et la nature de l’eau, nous mettons en œuvre :
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pompage ou extraction par matériel professionnel ;
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collecte et évacuation contrôlée des eaux polluées ;
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nettoyage méthodique des sols, plinthes, murs, escaliers, caves, locaux techniques.
L’objectif est de supprimer le plus vite possible la source de contamination, tout en limitant la dispersion des polluants vers les zones encore saines.
Désinfection ciblée et traitement des surfaces
En fonction du type de sinistre, des produits désinfectants adaptés aux supports sont utilisés, dans le respect des normes en vigueur. Les surfaces fréquemment touchées, les zones de contact (poignées, interrupteurs, plans de travail) et les zones fortement contaminées (refoulement d’égout, locaux poubelles, caves souillées) font l’objet d’un traitement renforcé.
L’approche vise à réduire de manière durable la charge microbienne et à limiter les risques d’infection, d’allergies et de mauvaises odeurs.
Assèchement et prévention des moisissures
Une fois l’eau visible évacuée, l’humidité reste souvent piégée dans les matériaux. Nova Clean peut mettre en place :
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des déshumidificateurs professionnels dimensionnés à la surface et au volume des pièces ;
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des ventilateurs pour améliorer la circulation de l’air ;
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un suivi avec des mesures d’humidité pour déterminer le moment où les travaux de finition (peinture, pose de sols) peuvent être entrepris.
L’objectif est d’éviter l’apparition de moisissures et de détériorations tardives, qui sont sources de nouveaux coûts et de gêne pour les occupants.
Accompagnement administratif et relation avec les autres intervenants
Pour faciliter votre parcours après le sinistre, l’équipe Nova Clean peut :
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fournir des devis détaillés pour l’assurance ;
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transmettre, sur demande, des rapports d’intervention décrivant les opérations réalisées ;
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coordonner, si nécessaire, l’intervention d’autres professionnels (plombier, électricien, artisans pour la réfection).
Cette approche globale vise à limiter l’impact du dégât des eaux sur votre quotidien, à raccourcir les délais de remise en état et à sécuriser la santé des occupants.
En cas de dégât des eaux avec eau polluée ou stagnante, le temps joue contre le logement et contre la santé des occupants. Réagir vite, documenter le sinistre, s’entourer des bons interlocuteurs et mettre en œuvre un assainissement rigoureux sont les clés pour transformer une situation d’urgence en retour à la normale maîtrisé. En tant que spécialiste du nettoyage après dégât des eaux, Nova Clean se tient à vos côtés pour sécuriser votre logement et préserver durablement votre environnement de vie.